dimanche 28 octobre 2007

L'intérieur du fort de Vaux

Un nouveau message, depuis le temps...

Cette vue est prise depuis le couloir de fond de caserne reliant les chambrées entre elles et permettant d'accéder aux différents organes du fort. L'escalier permet de descendre aux citernes.
Lors de la bataille, les citernes bétonnées se fendirent sous l'effet du bombardement. Le surplus d'hommes dans le fort -les fantassins du secteur se réfugièrent dans l'ouvrage lors de l'attaque- fit que les rations d'eau étaient encore plus réduites. Des hommes léchèrent les murs pour en obtenir un peu au plus fort des combats...

AVANT:


VUE ACTUELLE:

lundi 8 octobre 2007

La Crise de l'obus Torpille

Les années 1885 seront difficiles pour le système Séré de Rivières. En effet, en 1885 Eugene Turpin, chimiste, découvre les propriétés explosives de la Mélinite (acide picrique de couleur miel d'où son nom de mélinite). Il invente aussi la manière de couler cet explosif dans un obus cilindro-ogival. Cet obus, couplé à ce nouvel explosif a des effets dévastateurs sur les maçonneries.
Pour s'en convaincre, l'armée française mênera une campagne d'essais sur le fort de la Malmaison en 1886 en plaçant des pétards à la mélinite puis en tirant dessus au 155 et au 220. Le résultat est sans appel: les escarpes sont en partie détruites de même que les plateformes de tir et les traverses. Les voutes sont percées. Les forts, à peine finis, sont déjà hors course! Les forts restant à construire sont bétonnés.
A partir de ce moment, on va moderniser un certain nombre de fort déjà en place, developper des tourelles cuirassées etc.

samedi 22 septembre 2007

Vue Aérienne du Fort de Vaux

Cela change de Douaumont...

On reste dans le secteur de Verdun avec cette photo aérienne du fort de Vaux rendu célèbre par sa résistance et les combats qui s'y sont déroulés.

Cette vue est relativement récente (aujourd'hui le parking est plus grand :/ ). Le fossé de gorge a disparu ainsi que l'entrée. On voit par contre bien la casemate de bourges et la façade de la caserne.

Le Fort d'avant 1885

Jusqu'en 1885, un fort Séré de Rivières n'est en fait qu'une batterie de canons (en général 20 à 30) à ciel ouvert un peu plus protégée. Cette batterie est entourée d'un fossé profond en général d'environ 5m et large d'une dizaine. Afin d'empêcher l'ennemi de franchir ce fossé, celui ci est battu par des canons (canon de 12culasse et canon revolver en général) placés dans des caponnières. Le tracé du fossé et donc du fort est polygonal représentant environ 250*350m (ordre de grandeur, bien evidemment).
A l'intérieur même du fort on retrouve: un casernement construit selon un plan type, une ou plusieurs poudrières, les traverses abris pour protéger servants et munitions et les plateformes de tir elles mêmes et un parapet d'infanterie pour la défense rapprochée. L'accès au fort se fait via un pont mobile.
Le fort est entouré, au-dela du fossé, par une zone non construite ni plantée en pente douce nommée glacis.

La bâtiments sont en maçonnerie de 1.5m à 2m d'épaisseur recouverts de 5m de terre. Ces dispositions suffisaient à parer aux obus de l'époque chargés de poudre noire. Nous verrons que cela ne durera pas...

jeudi 20 septembre 2007

Le système Séré de Rivières autour de Paris

Pour comprendre l'implantation des forts Séré de Rivières autour de notre capitale, il convient de remonter un peu le temps.
En 1670, Louis XIV fait raser l'enceinte entourant Paris qui devient une ville ouverte et le restera 150 ans environ. En 1814, Paris tombe aux mains des Cosaques qui font brouter leurs chevaux sur le Champ de Mars. En 1815, Paris est de nouveau occupée.
Afin d'éviter un troisième investissement de la ville et de calmer l'opinion publique, une enceinte fortifiée est construite en 1840. Elle consiste en un mur entourant Paris (à l'emplacement de l'actuel périphérique) et en des bastions détachés à 3km afin de tenir l'artillerie hors de portée des boulets. Cette enceinte représente une longueur de 38km.
Le seul petit problème est qu'en 1870 lorsque les prussiens assiègent Paris, il amènent avec eux des canons, non plus en bronze mais en acier dernier cri et se chargeant par le culasse. Quelle différence me direz vous? Elle est presque minime: ces canons portent à 8-9km. Paris est bombardée et notre armée ne peut répliquer. Après la défaite, la France décidera d'inclure dans son programme de fortification une nouvelle ceinture à Paris qui, celle-ci, sera longue de 126km et défendant aussi Versailles qui était le coeur politique du pays. Ainsi seront bâtis autour de la ville de nombreux forts et batteries. Leur positionnement fut assez simple car on les plaça à l'endroit où les Prussiens avaient mis leurs batterie lors du siège de 70.
En 1914, lorsque les Allemands reviendront, leurs canons porteront encore plus loin. Les forts seront alors désarmés et les batteries positionnées plus en avant...

mercredi 19 septembre 2007

Douaumont, le casernement

Le Casernement du fort de Douaumont a été maintes fois carte-postalisé. En voici un autre exemple. Remarquez les restes de barbelés au 1er plan.

Légende: Fort de Douaumont, surnommé par le Kronprinz "le pilier angulaire nord-est des fortifications permanentes de Verdun".

mardi 18 septembre 2007

Toujours Douaumont

Voici une jolie carte colorisée du fort de Douaumont.
La vue est prise après guerre et l'on voit l'installation du musée.
Par rapport à la carte précédente, on se situe a peu près au niveau de la terrasse et le chemin que l'on voyait se trouve au niveau de l'herbe au centre à droite de la vue. L'accès a déjà été nivelé pour permettre l'accès des pèlerins-touristes.